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Les cimetières, un sujet tabou pourtant au goût du jour

Quand on parle de cimetière, on pense bien sûr au deuil, mais aussi à ces endroits gris, tristes, même sombre qu’on préfère éviter. Pourtant, ce ne sont que des « petits quartiers » d’une ville, comme tous les autres. Et en plus, il n’y a pas de problème de voisinage, pas de nuisance nocturne (sauf peut-être les soirs d’Halloween) et sont, pour la plupart, toujours ensoleillés ! Le rêve pour les agents immobiliers.

Les emplacements et columbarium sont à considérer comme des habitations individuelles et collectives, séparés par des allées, ou rues. Les cimetières ont tous une partie végétalisée, espace vert ou simple arbre isolé qu’il faut entretenir. Les plus grands sont également traversés par les réseaux d’eau et d’assainissement pour assurer l’entretien et limiter les risques sanitaires, et, plus rare, par un réseau d’éclairage. Ils sont donc gérés comme tous les autres espaces de la ville.

On pourrait penser qu’on les délaisse puisque la crémation devient plus commune et qu’il est plus aisé de garder une urne sur la cheminée qu’un cercueil au fond du jardin. Mais une tendance apparaît dans les grandes villes et intercommunalités : faire des cimetières des parcs et jardins publics. On parle alors de « Parcs Cimetières ». Ils ont toujours les fonctions premières d’un cimetière, mais sont conçus comme des parcs publics où tout le monde est invité à flâner et profiter du calme et de la végétation.

La question environnementale s’invite de plus en plus dans les cimetières d’autant plus que la décomposition des corps ne se fait plus aussi vite qu’autrefois. La pollution des sols, la part des conservateurs dans notre alimentation ou les techniques de préservation des corps de plus en plus élaborées pourraient en être la cause. Les cimetières sont de plus en plus complets. On en crée de nouveaux, publics ou privés, mais il reste le problème de la gestion et de l’entretien de ces espaces.

De nouvelles techniques de traitement des corps font leur apparition dans certains pays comme par exemple l’Humusation, processus de dissolution du corps par une technique de compostage et l’Aquamation ou crémation par l’eau, qui consiste à plonger le corps dans de l’azote liquide. Il existe également des urnes ou capsules biodégradables et des sites dans lesquels l’arbre remplace la stèle ou tout autre signe religieux. Les corps et les cendres deviennent alors un fertilisant.

Ainsi, les cimetières ne sont plus des lieux de morts, mais deviennent petit à petit des espaces de vie, pour l’homme comme pour le végétal.

Donc, pourquoi encore aujourd’hui seuls les agents municipaux, les pompes funèbres et les familles endeuillées osent s’y aventurer ? Promenons-nous dans les cimetières quand nous ne pouvons pas nous promener dans les bois.

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Hélène est géomaticienne, elle restitue des informations géographiques dans les applications SIG thématiques. Pour ce faire, elle collecte ou créé les données nécessaires à la gestion et la mise en valeur des territoires.
En collaboration avec les équipes de développement et les utilisateurs, Hélène définit et décrit les besoins techniques, réglementaires et fonctionnels des applications.
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